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Bechir Ben Slama
né le 14 octobre 1931 au Bardo
Béchir Ben Slama est né le 14 octobre 1931 au Bardo (banlieue de Tunis). Il est le troisième enfant d’une famille qui comptait six garçons et quatre filles. Son grand père, Amor, fait partie du premier corps de magistrats civils en Tunisie. Son père, Mohamed était officier de la Garde Beylicale, Commandant de l’Artillerie, marié à Fatma Ben Hamida.
Il a épousé en 1965 Mounira Ben Youssef, fille d’un enseignant apprécié à Mahdia Mohamed Ben Youssef. Il a trois enfants, dont l’un est décédé à la suite d’un accident de la route à l’âge de quinze ans.
Il fait ses études primaires à l’annexe du Collège Sadiki puis secondaires au même établissement. Obtenant son diplôme et le baccalauréat français il entre à l’Institut des Hautes Etudes (Faculté d’Alger) à Tunis (Propédeutique). Après le passage du concours de l’Ecole Normale Supérieure de Tunis (octobre 1956) il fait ses études à la section des Lettres et Langue Arabes ainsi que la Littérature Française.
Il enseigne pendant quelques années au Collège Alaoui puis à l’Ecole Normale d’Instituteurs (Tunis).
Il quitte l’enseignement en 1963 pour se consacrer aux activités politiques et culturelles.
Il milite dès son jeune âge (à partir de 1947) dans les rangs du Néo-Destour et prit part pendant les années cinquante à la résistance contre le protectorat. Après le congrès du Néo- Destour de 1964 rebaptisé PSD (Parti Socialiste Destourien) auquel il a participe en tant que secrétaire de la commission de la jeunesse. Il est chargé des publications et notamment la Revue Ach Chabab (La Jeunesse) en tant que rédacteur en chef au sein du Comité Supérieur de l’Union de la Jeunesse Tunisienne.
Il a collaboré à plusieurs publications de la jeunesse, et a assumé avec Habib Boularés la responsabilité de la page «Jeunesse d’Aujourd’hui» à Es-Sabah au début des années cinquante.
En octobre 1955 il collabore à la Revue Al-Fikr (La Pensée) fondée par Mohamed Mzali, en tant que rédacteur en chef jusqu’au mois de juillet 1986 (31 ans à raison de dix numéros par an) date de sa cessation de paraître.
Il est nommé chef de cabinet du Directeur Général de la Radio Télévision Tunisienne (1964-1968).
Elu à l’Assemblée Nationale Tunisienne en 1969 (3 mandats successifs de 5 ans) il est rapporteur de la commission de la Culture, de l’éducation nationale, de la Santé et des Affaires Sociales (pendant deux mandats). Parallèlement il est élu Secrétaire Général du Comité de Coordination du PSD (1972- 1973) du Gouvernorat de Sousse (le Sahel Tunisien), puis responsable de l’Orientation à la Direction du PSD (1973-1980) (formation des cadres, documentation, centre et Musée de l’Histoire du Mouvement National, animation des commissions de l’information, de la culture, etc…).
Membre du Bureau Politique du PSD en 1980, il est nommé chargé de mission au cabinet du Premier Ministre Mohamed Mzali pendant quelques mois.
Le 2 janvier 1981, il est nommé Ministre des Affaires Culturelles.
Pendant cinq ans, quatre mois et dix jours, il s’est attelé, avec la collaboration d’éminentes personnalités du milieu culturel tunisien, et dans le cadre d’un plan d’ensemble à la création de plusieurs institutions dont :
La Fondation Nationale pour la Traduction, Etablissement des Textes et les Etudes «Beit El Hikma» a été créée par la Loi n° 90 du 20 décembre 1982 qui l’a classée comme étant une entreprise publique à caractère industriel et commercial qui a son autonomie financière et sa personnalité civile. Il s’agit d’un institut à caractère scientifique. La Fondation est chargée d’effectuer tous travaux de réflexion, d’étude ou d’innovation relevant du domaine des lettres, des sciences et des arts, de remplir toute mission d’action culturelle et artistique tendant à favoriser la création des œuvres de l’esprit et de l’art et d’œuvrer à leur diffusion, de participer à l’animation culturelle, cela afin de contribuer à la sauvegarde, à l’enrichissement ou à la mise en valeur du patrimoine. Elle est devenue Académie des Lettres et des Arts depuis 1992 (Loi n° 92-116 du 30 /11/1992 puis la loi 74-96 du 23 juillet 1996 )
Le Théâtre National Tunisien a été créé conformément à la loi n° 83-113 du 30/12/1983 (article73). Il s’agit d’une entreprise publique à caractère culturel qui a sa personnalité civile et son autonomie financière. Il obéit aux règles qui régissent les entreprises industrielles et commerciales. Il a pour mission la promotion du théâtre tunisien.
* Les Journées Théâtrales de Carthage .
* Le Conseil National de Culture.
* L’Institut Supérieur de Musique.
* L’Institut Supérieur de Théâtre.
* L’Institut Supérieur d’Animation Culturelle crée sous l’ancienne appellation de «Centre d’Etudes et de Documentation sur le Développement Culturel» en application de l’article n° 77 de la loi n° 83-113 du 30/11/1983. Il s’agit d’une entreprise publique à caractère industriel et commercial qui a son autonomie financière et sa personnalité civile. Il a été transformé en Centre National de Communication par décret n° 94-555 du 28/2/1994.
* Le Fonds de Développement Culturel.
* Le Fonds pour l’encouragement à la Production cinématographique.
* Le Centre National de la Communication Culturelle.
* La réalisation de la première tranche de la Bibliothèque Nationale.
* La Foire Internationale du Livre.
* La création de 12 Prix annuels dans le domaine de la culture.
* Le Conseil supérieur de la culture a vu le jour en 1982.
Par ailleurs, le ministère de la Culture a conclu un accord avec la compagnie aérienne nationale Tunis qui s’est engagée à consentir, à compter du 1er juillet 1981, une réduction de 70 % des frais de transport du livre tunisien, à tous les éditeurs tunisiens. Par la suite, le ministère des Affaires culturelles a pris en charge tout ou une partie des 30 % restants. Cette initiative a permis aux petites maisons d’édition privées de faire connaître leurs produits hors du marché local, très réduit. La suppression du monopole d’exportation du livre tunisien en 1983 dont jouissaient particulièrement les institutions de l’État, donne le droit à toute maison d’édition de vendre son produit à l’étranger et de participer à des foires sans être sous la tutelle du ministère de la Culture.
Le 12 mai 1986 il quitte le gouvernement pour se consacrer totalement à l’écriture et aux activités culturelles.
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